Risques des nanotubes de carbone pour l'organisme

Peu d’études ont été menées sur les nanotubes de carbone au niveau toxicologique, la plupart de ces études ont été réalisé sur des animaux in vivo ou in vitro. Les risques sont liés aux trois voies d’exposition : l’ingestion, le contact cutané et l’inhalation.

 

Les nanotubes sont très petits de l’ordre de 1 nanomètre ce qui pose une hypothèse immédiate : la taille ne serait-elle pas un danger pour l’organisme ?

 

Analysons l’échelle du vivant ci-dessous : 

 

Nous observons donc que la taille des nanotubes de carbone est nettement en dessous de celles des organes humains ou de la taille d’une cellule ; ils pourraient donc à cause de leurs capacités physiques conduire  à une mort cellulaire, des études l’ont même montré.

 

Ces images montrent le tissu pulmonaire de souris ayant reçu 0,5 mg de particules dans la trachée  observé au bout de 90 jours. 

 

On peut donc constater des granulomes, cela indique que les souris seraient atteintes de tumeurs, les nanotubes de carbone présentent donc un risque sérieux. Il est donc urgent de prendre des mesures de précaution dès aujourd’hui pour préserver l’avenir.

Certains chercheurs ont remarqué qu’au microscope les longs nanotubes de carbone se présentent comme les fibres d'amiante, or l’amiante est un minéral à texture fibreuse et est l'origine de l'asbestose (fibrose pulmonaire) ; de cancers broncho-pulmonaires, ainsi que de cancers de la plèvre (mésothéliome) et de cancers des voies digestives.

Tout ces faits justifient amplement l’inquiétude que ce posent la communauté scientifique autour de ces nano particules. Pour le moment seul les nanotubes long de plus de 20 micromètres ont été identifiés comme potentiellement dangereux par inhalation.

Ces résultats sont très préoccupants et incitent à mener d'autres investigations pour clarifier un certain nombre de points cruciaux. Il s'agit notamment de déterminer le seuil de particules inhalées (et non injectées comme dans les expériences citées) au-delà duquel le mésothélium est atteint et développe un cancer.

«Bien que nous ayons identifié un danger potentiel, nous devons encore démontrer qu'il existe, le cas échéant, un risque pour la santé humaine, explique le Pr Ken Donaldson. Le risque qu'il y a à manipuler des objets contenant des nanotubes semble minimal parce que les fibres sont fortement incrustées dans le matériau. En revanche, nous sommes plus préoccupés par le sort des travailleurs qui fabriquent ces objets.»

Comme l'explique Éric Gaffet, chercheur à l'université de Belfort et auteur d'un rapport pour l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), il faut «considérer le cycle de vie du produit dans sa totalité, notamment au stade de la fabrication puis lorsqu'il devient un déchet.»


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